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GR20 en autonomie – Mode d’emploi

J’en parlais à Raphaël depuis des lustres et puis surtout, parcourir le GR20 du nord au sud était un point sur ma liste des 50 choses que je devais effectuer avant mes 30 ans. C’était mon challenge contre moi-même et le réussir c’est une fierté qu’on ne pourra jamais m’enlever car oui j’ai parcouru le GR20 en 12 jours au lieu de 15.

Le GR20 fait partie des grandes randonnées européennes. Il traverse les montagnes corses sur un tracé de 180 kilomètres et cumule presque 13 000 mètres de dénivelés. Inutile de vous dire que pour avaler une telle distance et surtout de telles montées et de telles descentes, il faut avoir un peu d’entraînement. Voici un petit guide pratique pour vous aider à préparer votre traversée de la Corse à pied en autonomie ou presque.

Le GR du nord au sud ou du sud au nord?

On entend souvent les gens dire que faire le GR du sud au nord est plus facile, que les jambes ont plus de temps pour se préparer aux dernières étapes difficiles mais si je peux vous conseiller une chose c’est de faire comme nous et de choisir la version du nord au sud. Pourquoi? Tout simplement parce que ce qui est fait n’est plus à faire et que franchement après les trois premières étapes un peu galère, le GR c’est facile…

Plus sérieusement, le départ depuis Calinzana commence assez fort puisque les quatre premières étapes cumulent presque 4000 mètres de dénivelé mais il faut savoir qu’ensuite le chemin est beaucoup plus sympa et que les jambes ont pris l’habitude (ou pas) de crapahuter.

Combien de jours faut-il compter?

Le GR20 compte 15 étapes. Il faut donc normalement compter 15 jours. Nous l’avons terminé en 12 en doublant les étapes 4 et 5 en parcourant d’une seule traite le tracé reliant le refuge d’Ascu Stagnu à celui de Ciottulu à i Mori. C’est l’étape du cirque de la Solitude, un des passage les plus technique du parcours. Il faut compter environ 10 heures de marche pour la journée. C’est beaucoup pour un début mais c’est faisable.

Nous avons également fait les étapes 10, 11 et 12 en seulement deux étapes. De Vizzavona (voir note) nous avons poussé jusqu’au refuge de Bocca di Verde qui n’est officiellement pas un refuge du GR20 mais qui offre eau chaude, un petit coin de ravitaillement et une ambiance sympa. Le lendemain, nous avons continué notre chemin jusqu’à Usciolu sans s’arrêter à E Capannelle.

Inutile de s’arrêter à Vizzavona. La nourriture qu’on vous proposera pour la modique somme de 20 euros (!!!) ne vaut pas le détour, les gens ne sont pas sympa et j’irais même jusqu’à dire qu’ils font peur… On nous a jeté des ordures sur la tente pendant la nuit, on a dormi avec nos couteaux suisses ouverts sous nos matelas et on a déguerpi plus vite que notre ombre avant que le soleil ne pointe le bout de son nez.

Si vous êtes fort en mathématique, vous vous serez aperçu qu’il manque encore un jour pour avoir le compte. Et bien nous avons tout simplement fait l’étape d’Asinau à Conca sans s’arrêter au refuge d’I Paliri. Dommage car le gardien-berger de l’époque était franchement très sympa et s’il passe un jour par ici, on le remercie pour les cocas, la source d’eau fraîche et pour le petit raccourci de berger qui nous a un peu simplifié la tâche. Une belle rencontre!

GR20 - De Foce di Bavedda à I Paliri

Le GR20 c’est aussi des rencontres comme ici avec le gardien du refuge d’I Paliri

Quand partir? Quel budget?

Le budget de votre voyage dépendra beaucoup du moment auquel vous voulez partir. Nous avons fait le GR à la fin du mois d’août et nous étions dans les dernières personnes à s’élancer sur le tracé. Des amis à nous l’ont fait en juillet et les prix ont carrément doublé. On payait en moyenne 6 à 10 euros pour dormir et parfois on pouvait juste planter notre tente sans rien avoir à débourser. On a peut-être eu de la chance…

Il faut savoir que le tracé du GR souffre un peu de sa célébrité et est donc très fréquenté. Pour éviter la horde de touristes qui s’y aventure pendant les mois de juillet-août, préférez le début du mois de septembre. La météo a été clémente à part un jour où le déluge s’est littéralement abattu sur nous.

Dormir dans un refuge ou camper?

On ne vous le cache pas, pour nous il n’y a qu’une solution qui est envisageable pour mériter complètement le statut de « finisher » du GR20. On est peut-être un peu brûlé dans notre tête mais cette randonnée est, et restera, un challenge qui n’est pas offert à tout le monde. Certes, il est possible de payer des gens qui portent vos bagages et qui vous les déposent de refuge en refuge mais nous ne sommes pas comme ça. Chez nous, chaque goutte de sueur se mérite avant de pouvoir dire « j’ai fait le GR20».

Nous avons choisi de porter notre tente et notre matériel pour dormir. Pourquoi? Tout simplement car les refuges coûtent quand même un certain prix et que les tentes proposées par ceux-ci ne sont pas toujours étanches ou résistantes au vent… Et puis passer la nuit dans un refuge c’est également devoir dormir avec d’autres personnes qui n’ont pas forcément les mêmes horaires que vous ou devoir partager votre matelas avec des puces! Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu…

GR20 - Tente et matériel

Porter toute la nourriture ou se ravitailler le long du parcours?

Nos sacs étaient lourds, on ne vous le cache pas. Raphaël portait un peu plus de 20 kg et moi environ 16. Nous avions emporté sept rations de nourriture lyophilisée ainsi que des barres énergétiques pour le petit-déjeuner et pour les pauses. Il ne faut pas rêver, ces vivres n’étaient pas suffisantes pour tout le parcours mais nous nous sommes ravitaillés dans les refuges et les bergeries pour manger à notre faim. La Corse fait du délicieux saucisson et un fromage de chèvre dont vous redonnerez des nouvelles à Raphaël.

Outre les refuges qui proposent des paquets de pâtes, des sauces tomates et des plaques de chocolat, il existe plusieurs endroits sur le parcours pour se ravitailler. C’est assez logique mais pensez à faire quelques réserves de produits non-périssables à Calinzana avant de partir. En dehors des refuges, vous trouverez du fromage de chèvre aux bergeries d’u Vallone, divers produits frais (fruits, légumes et des bonbons) à Castel de Vergio, un tout petit supermarché à Bocca di Verde où l’accueil était vraiment sympa et un village où vous trouverez un peu de tout et même des cartes postales à Foce di Bavedda au Col de Bavella.

GR20 - Ravitaillement

Souper au refuge d’Orto di U Piobbu

Nos moments forts du GR20

GR20 - D'Orto di U Piobbu à Carrozzu

Le départ d’Ortu di u Piobbu

Le deuxième matin de marche alors que les jambes sont encore un peu douloureuses de la veille, partir alors qu’il fait noir, entendre la nature se réveiller, croiser un scorpion et puis se dire que cette fois c’est parti et qu’on ne peut plus faire marche arrière, c’est une sensation spéciale. Et puis pour clore la journée en beauté et se dire que ça vaut la peine de marcher, une vue en haut du col Bocca d’Avartoli qui ressemble étrangement aux paysages du Seigneur des Anneaux. Là-haut sur notre montagne on se sentait quand même privilégié d’être seul au monde.

GR20 - Cirque de la Solitude

Le cirque de la Solitude

C’était ma hantise. J’avais vu des photos et lu des témoignages mais quand je me suis retrouvée assise pétrifiée par la peur en haut de Bocca Tumasgnisca (j’ai le vertige) c’était au delà de ce que j’avais pu imaginer. On est descendu comme on a pu le long des barres rocheuses en agrippant tant bien que mal aux mains courantes et en essayant de regarder ni en haut ni en bas pour ne pas être pris de vertiges. N’allez pas croire que c’est horrible, c’est un tronçon magnifique où la roche est violette et les paysages, en remontant vers Bocca Minuta, à couper le souffle.

GR20 - Ciottulu à i Mori

Le refuge de Ciottulu à i Mori

Cet arrêt c’est le moment de Raphaël, son refuge préféré. Il surplombe la vallée et offre une vue plongeante sur la vallée de la Lonca. Ce soir-là, un magnifique coucher de soleil est venu nous réconforter après une double étape. Rien de tel pour savourer notre Coca-Cola et notre Pietra, une bière corse. Une récompense bien méritée.

GR20 - Lac Ninu

Lac Ninu

Un lac, des chevaux et le sentiment d’être seuls au monde c’est un peu l’impression que l’on a en arrivant au Lac Ninu. Il faisait froid mais on s’est couvert de nos vestes et on a profité du paysage en essayant de protéger tant bien que mal nos pommes des chevaux. Finalement on a dû partager avec eux…

La tempête de l’Alcudina

Une pluie et des rafales de vent à plus de 100 kilomètres par heure en haut de l’Alcudina c’est le moment où j’ai cru y laisser ma vie. Le vent était si fort qu’il me projetait contre les rochers alors je me suis cachée pour me protéger. C’est à ce moment-là que Raphaël m’a hurlé dessus et m’a tiré par le bras pour qu’on avance le plus vite possible. Il a eu tellement peur qu’il ne m’a plus parlé jusqu’à ce que la pluie cesse et qu’on ait pu changer nos vêtements complètement trempés. Le GR20 c’est une bonne leçon de vie qui vous remet vite à votre place et vous fait comprendre que vous êtes tout petit face à Dame Nature.

L’arrivée à Conca et enfin la mer…

On s’est demandé tous les jours (ou presque) ce qu’on allait ressentir à notre arrivée à Conca. Après chaque montée difficile, après chaque descente qui faisait mal aux jambes et puis finalement,  on arrive devant ce panneau et c’est très étrange. Oui on a fait le GR20 du nord au sud, c’est écrit sur le panneau mais nous on est lessivé et on doit faire face à la réalité, le GR c’est fini…

Dans nos sacs à dos

Pour parcourir le GR20, nous avons choisi l’option autonomie presque complète pour des raisons d’économies mais finalement si c’était à refaire, on ferait exactement pareil. Si vous partez vous aussi, voici ce que nous avions répartis dans nos deux sacs à dos et sur homme.

  • Une tente: la nôtre c’est une Exped. Elle fait moins de 3 kg et se monte en 3 minutes.
  • Deux sacs de couchage: attention à la limite du confort, il peut faire froid en Corse…
  • Deux matelas gonflable: encore des Exped avec pompe intégrée.
  • Deux coussins: il faut quand même bien se reposer pour avaler les kilomètres.  Exped.
  • Une bâche: pour mettre sous la tente et pouvoir s’asseoir partout.
  • Une paire de bâton: c’est plus facile pour monter et descendre. Leki.
  • Un réchaud à gaz: un Jetboil pour chauffer l’eau du thé/café et des repas lyophilisés.
  • Deux CamelBak: 2 et 3 litres.
  • Une gourde: 0.75 litres
  • Deux tasses pliables: X-Mug de Sea to Summit.
  • Une casserole: Kisag 3 litres.
  • Deux fourchette-couteau-cuillère: modèle tout en un de Spork.
  • Deux lampes frontales: Petzl.
  • Une cordelette: 5 mètres
  • Un appareil photo compact: Sony
  • Un couteau suisse
  • Un jeu de cartes
En ce qui concerne les vêtements (par personne): un coupe-vent, une veste Windstopper, un pantalon de marche, un short de marche, un short confortable, deux t-shirts, un pull à longue manche, trois paires de sous-vêtement, deux paires de chaussettes, chaussettes de compression, deux linges microfibre, lunettes de soleil, chapeau, montre GPS, chaussures de marche et une paire de tongs.

 

Quelques photos sur le tracé

GR20 - De Carrozzu à Ascu Stagnu

GR20 - De Manganu à Petra Piana

GR20 - Bergeries d'Alzeta

GR20 - Bocca di Verde à Usciolu

GR20 - Asinau à Conca

GR20 - I Paliri à Conca

Vous préparé le GR20? Vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires.

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22 comments
  1. Tiziana Répondre
    10 mars 2015 à 11 h 33 min

    C’est magnifique, ça doit être très dur mais la récompense au final c’est le Paradis sur terre.

    Bravo !

  2. Claire Répondre
    15 mars 2015 à 11 h 13 min

    Wawou, c’est canon ! La Corse n’a rien à envier à la Nouvelle Zélande 😉 à part peut-être un peu de neige sur les sommets… Ça donne envie de se balader dans son propre pays, mais pas sûr qu’on y arrive avant nos 30 ans, on est trop occupés de l’autre côté du globe 😛

    1. Letizia Répondre
      18 mars 2015 à 7 h 36 min

      La Corse peut attendre encore un peu 🙂 Je préfère lire vos récits depuis l’autre côté du monde, ça fait rêver!

  3. Valérie@EnvieVoyages Répondre
    15 mars 2015 à 18 h 29 min

    Belle réussite! Les photos sont superbes et donnent vraiment envie d’aller se dépasser.

    1. Letizia Répondre
      18 mars 2015 à 7 h 38 min

      Franchement c’était difficile (il faut l’avouer) mais c’est une aventure incroyable. C’est la beauté de la marche et de l’immersion en pleine nature que ce soit sur le GR20 ou ailleurs 🙂

  4. Malicyel Répondre
    22 mars 2015 à 18 h 18 min

    Wooo je suis impressionnée, bravo !! Oui le GR20 c’est dur et c’est une belle victoire. Petite question du coup, tu t’es arrêtée ou exactement à Vizzavonna ? J’envisageais d’y faire du camping en mai mais là ça me refroidit… :s

    1. Letizia Répondre
      22 mars 2015 à 20 h 31 min

      On s’est arrêté à la gare… Il n’y a que deux possibilités de camping à cet endroit et franchement c’est hyper glauque. Je sais pas si tu y vas pour longtemps mais à mon avis, il y a de plus beaux endroits en Corse pour camper que Vizzavonna. Si jamais tu veux d’autres infos, n’hésite pas!

  5. jadorejadhere Répondre
    6 avril 2015 à 20 h 03 min

    Bravo les gars 🙂 Cela donne furieusement envie d’aller sur le GR20. Merci pour tous vos conseils..

  6. Dorothée Répondre
    7 avril 2015 à 17 h 23 min

    Coucou Letizia! Pinaize….je suis….bluffée!!!! Non seulement par ce récit prenant et ces magnifiques photos (bravo 🙂 ) mais par le parcours, et en plus, en vrais de vrais! Des guerriers randonneurs du GR20!!!
    Bon je me suis ratatinée sur mon confortable siège de bureau en lisant le passage sur le cirque de la solitude. Je ne pense pas que j’aurais pu passer…c’est d’ailleurs ces passages techniques vertigineux (ouais et la souffrance de TOUT le tracé) qui m’a toujours fait renoncer au GR20. Franchement, bravo!
    J’ai fait pas mal de randos en Corse mais seulement des tronçons du GR20 ou du mare e monti. Un jour je me le ferais ce fichu trek de furieux! 🙂
    Pour l’orage, aie aie aie, j’ai connu ça aussi, pluie diluvienne et orage de fou en haute montagne. Je me souviens de l’instant où je me suis retournée, j’ai écarquillé les yeux en voyant un ciel si noir et j’ai juste eu le temps de crier: « Cours! ». Ce que l’on a fait, avec la boue aux genoux et le sol pentu peu stable, et on a par chance trouver un refuge abandonné pour s’abriter! La trouille de ma vie!
    Merci pour ce bel article !

    1. Letizia Répondre
      8 avril 2015 à 10 h 22 min

      Bonjour Dorothée,
      Merci pour ton commentaire, ça me fait plaisir de te voir par ici 🙂 Ce qui est « terrible » ce n’est pas le Cirque de la Solitude, c’est plutôt comme tu dis, les jours de marche qui se suivent, les courbatures qui empirent, ton corps tout entier qui fait mal, le tête qui n’a plus envie, enfin toutes ces senstations que tu connais sur une courte marche mais pendant deux semaines. Ah et j’oubliais, Chouchou qui va toujours bien 🙂 Raphaël a eu du mal un seul jour pendant toute la durée de la traversée alors que tous les jours j’avais mon moment où j’étais vraiment dans le dur. A part le Cirque, il n’y a qu’une autre étape (la deuxième) qui a encore un peu de grimpette et je n’étais pas vraiment au courant. Quand tu y es, tu ne peux plus vraiment revenir en arrière 🙂 alors avec les chaînes et les marches, ça passe surtout grâce à l’adrénaline (j’ai le vertige).

  7. Liilice Répondre
    31 août 2015 à 12 h 28 min

    Wow bravo, vous êtes des vikings ! Quelle fierté/épuisement/bonheur on doit ressentir quand on arrive à la fin … « je l’ai fait !! ». Ton récit m’a faite frissonner, surtout le passage dans la tempête de l’Alcudina, j’imagine la peur que vous avez du ressentir 😕
    En tout cas, tes photos me rendent impatiente de découvrir les paysages corses (dans 2 semaines !!) ! Nous allons surement faire quelques randos du GR pour tâter le terrain, et qui sait, peut-être qu’un jour nous aurons l’envie et la motivation de le gravir du Nord au Sud ce GR20 ! 😉

    1. Letizia Répondre
      31 août 2015 à 13 h 40 min

      C’est drôle, on s’était demandé plusieurs fois sur le tracé comment on se sentirait devant la mythique pancarte « vous avez parcouru le GR20 ». Le jour J est finalement arrivé et on s’est senti bête…
      Profitez bien de votre séjour en Corse, c’est une île vraiment magnifique! Le GR20 est une expérience complétement démente alors je ne peux que le conseiller à tous ceux qui aiment marcher et qui n’ont pas peur d’avoir mal aux jambes 😛

  8. ARMELLE Répondre
    22 février 2016 à 11 h 22 min

    Merci pour toutes ces informations ! Nous organisons notre départ entre 4 copines du 27/06 au 4/7/2016…
    Je prends tous les bons plans ! J’ai entendu dire que l’on pouvait se faire envoyer les colis de ravitaillement sur le parcours. Quelqu’un pourrait il m’aider à ce sujet ?
    Milles merci.

    1. Letizia Répondre
      22 février 2016 à 11 h 26 min

      Vous allez vous éclatez! Je n’ai aucune idée concernant l’envoi de ravitaillement sur le parcours puisque nous étions en autonomie presque complète… N’hésite pas si tu as d’autres questions!

  9. thomas Répondre
    19 avril 2016 à 18 h 06 min

    Bonjour,

    Je me pose la question s’il est possible de faire chauffer l’eau dans les refuges et du coup éviter de trimballer une bouteille de Gaz ainsi que que le rechaud ?

    Merci.

    1. Letizia Répondre
      19 avril 2016 à 21 h 07 min

      Bonjour Thomas,
      Oui certains refuges sont équipés mais je ne mettrais pas ma main à couper qu’ils le soient tous. C’est peut-être également un service payant…
      Bonne marche et n’hésite pas si tu as d’autres questions!
      Letizia

  10. Madame Bougeotte Répondre
    21 avril 2016 à 15 h 28 min

    Pour moi, ce sera en juin pour éviter la cohorte de juillet-août effectivement mais aussi pour profiter d’un paysage moins « sec », plus floral (d’après des conseils d’amis).

    Par contre ce ne sera pas en autonomie, mais en refuge avec un sac que je vais faire léger. Un gr certainement un peu différent du vôtre…
    Je ne suis pas une randonneuse chevronnée, juste sportive, donc je pensais plutôt prendre mon temps et m’alléger un max. D’ailleurs à lire article sur article, je me demande si je suis assez préparée.
    Mais je vais me tester sur un terrain facile avec un GR en Belgique pendant 10 jours (début le 5mai). On va voir ce que mon corps me dira et on avisera 🙂

    Merci pour tout ces conseils en tout cas.
    A bientôt

    1. Letizia Répondre
      21 avril 2016 à 15 h 37 min

      Il doit être beau aussi avec des fleurs mais c’est très vite très rocailleux, très lunaire en fait (je n’étais pas préparer mentalement à ces paysages alors autant de prévenir tout de suite).
      Le seul conseil que je peux te donner est d’alléger ton sac au maximum parce que les jambes dégustent à la descente si tu n’es pas préparée correctement. Essaie aussi de te balader avec un sac au point approchant celui du GR le plus souvent que tu peux et avec ton GR en Belgique, je pense que tu seras prête. Un beau challenge en tout cas!
      Je suivrai tes aventures de près en attendant de partir pour l’Islande, on se lance sur le trek du Landmannalaugar cette année 😀

  11. Wateau Répondre
    27 mars 2017 à 16 h 36 min

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour votre bel article ! Je pars mi-mai faire le GR20 avec une amie et j’aurai quelques petites questions : les refuges ne seront pas gardés mais ouverts, savez vous si nous pourrons y trouver de l’eau ? Il y t-il des sources d’eau sur le tracé ?
    Nous comptons aussi partir en autonomie complète, aussi je vous remercie pour la liste de matos, elle va m’aider à partir le plus léger possible !
    Merci,
    Angèle

    1. Letizia Répondre
      27 mars 2017 à 18 h 04 min

      Bonjour Angèle,
      Il y avait de l’eau dans les refuges (parfois à l’intérieur, parfois un robinet à l’extérieur) mais je ne peux pas vous garantir que vous en trouverez partout ou que les robinets fonctionneront. Concernant les sources, il y en avait également à la fin du mois d’août mais elles étaient sèches. Le seul conseil que je pourrais vous donner est de vous équiper de tablettes ou de gouttes pour purifiez l’eau, vous serez ainsi à l’abri même si vous buvez l’eau des ruisseaux.
      N’hésitez pas si vous avez d’autres questions et surtout bonne balade. Le GR20 est une magnifique expérience.
      Letizia

  12. madenspacher Répondre
    17 avril 2017 à 20 h 31 min

    Bonsoir
    Je vais faire le gr20 avec mon pote d’enfance le 26 mai 2017 et nous sommes vraiment surpris par le poids du sac au final. Nous partons avec chacun sa tente et repas pour les 12 jours prévus, pourriez me dire si le poids de 20 kg n’a pas été trop dangereux pour ce parcours ? Auriez vous la liste avec détail poids que vous aviez , pourriez vous me l’envoyer par mail ?. Aviez vous fait du stop pour rallier Calenzana depuis Iles Rousse ? Merci d’avance

    1. Letizia Répondre
      18 avril 2017 à 8 h 40 min

      Bonjour,
      Le poids n’est en lui-même pas dangereux si vous êtes marcheurs et si vous avez l’habitude de porter un sac de 20 kg sur votre dos. Le GR20 n’est pas une promenade de santé. Il y a quelques passages qui peuvent devenir périlleux comme le Cirque de la Solitude où il y a des cordes et des passages techniques. Nous n’avons malheureusement pas la liste en détail du poids que nous avions mais j’avais 16 kg et Raphaël 20. Nous n’avions que de la nourriture (lyophilisée) pour 7 jours et une seule tente. Nous avons acheté le reste dans les refuges au fur et à mesure que nous avancions. Par contre, l’eau (2 litres par personne) est comprise dans le poids de nos sacs.
      N’hésitez pas à me dire si vous avez encore d’autres questions et si vous n’en n’avez pas, je vous souhaite une belle marche. Vous verrez, c’est une expérience inoubliable.
      Concernant le trajet jusqu’à Calenzana, nous avons pris un bus depuis l’Ile Rousse jusqu’au départ de la randonnée.

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